CHANGER NOTRE VILLE

CHANGER NOTRE VILLE

L’écologie populaire comme guide de l’action municipale à Bagnolet !

Changement climatique planétaire, fonte des glaces, acidification et montée des océans, effondrement de la biodiversité, pollution de l’air et des sols ; nous vivons une période critique pour l’Humanité.

Pendant longtemps, malgré les alertes de citoyens éclairés et des scientifiques avec les rapports du GIEC, les conséquences nous semblaient lointaines. Désormais, il est clair que notre modèle productiviste est à l’origine de ces dangers. Et les victimes sont connues : outre la faune et la flore, il ne s’agit pas des « générations futures », mais de nous, de nos ainés et surtout de nos enfants.

Chez nous, dans nos villes et particulièrement à Bagnolet, cette réalité est au coin de la rue : l’air vicié de l’Ile-de-France est davantage pollué localement par le périphérique et l’autoroute A3. La bétonisation de la ville, qui galope depuis longtemps et continue à grande vitesse, fait disparaître la beauté, le vert des arbres et le bleu de l’horizon. On étouffe ! Sans action politique, sans régulation, sans changement de modèle, nous allons rendre notre ville invivable. Il y a urgence à tout changer !

Partout la prise de conscience des citoyens gagne du terrain avec les marches pour le climat et la pétition « L’affaire du siècle », et tant mieux ! Mais l’angoisse ne doit pas nous sidérer. Les causes de cette catastrophe doivent trouver des réponses collectives à tous les échelons, et donc aussi au niveau de la politique de notre ville.

Participons ensemble à la préservation du vivant et à l’amélioration de notre environnement, ici et maintenant, à Bagnolet

Car à Bagnolet, aujourd’hui, on semble ignorer cet impératif :

  • On abat des arbres quand il faudrait en planter ;
  • On continue de bétonner haut et de densifier de manière anarchique, quand il faudrait s’en préserver ou a minima le freiner ;
  • On ignore ou on décourage les initiatives associatives et citoyennes écologiques quand il faudrait les faire bourgeonner, accélérer et rayonner !

Il y a urgence à agir et à rentrer en résistance en limitant la place offerte aux intérêts des pollueurs et bétonneurs et en conduisant une politique d’écologie populaire, au service des habitants, de tous les habitants.

Nous sommes prêts à relever notre part du défi !

  • En finir avec la vente à la découpe de notre ville au profit d’une armée de promoteurs qui n’ont que faire des conditions de vie des habitants ;
  • Repenser les vieux modèles et changer les pratiques de développement urbain et d’aménagement d’espaces verts, de chauffage, de transport individuel et collectifs ;
  • Il faut réparer cette ville qui a été sacrifiée par la prédation de l’argent au détriment des gens ;

Heureusement Bagnolet ce n’est pas que le béton: c’est des îlots de résistance verte, des ruelles préservées, des associations motivées, des militants d’une alternative qu’il faut soutenir et fédérer.

En défendant une écologie populaire, nous redonnerons aux habitants, par la politique, en lien avec les associations et les militants, une perspective concrète de changement de leur environnement immédiat. Planter, décarboner, désimperméabiliser, laisser respirer, favoriser les mobilités douces, bref changer.

C’est le seul horizon acceptable.

Tous les habitants doivent en bénéficier. Les espaces verts ne devraient pas être que pour les quartiers bourgeois car la pollution de l’air ne choisit pas les poumons des enfants et qu’elle agresse.

Vivre dans une ville propre, qui encourage la diminution de notre empreinte carbone et des déchets, le recyclage, les circuits courts, la nourriture saine, ce n’est pas un vœu pieux, c’est un objectif, un impératif.

Demain, à Bagnolet, toute la politique municipale sera repensée en fonction de cet impératif. D’autres le font, de Grenoble à Grand Synthe en passant par mille autres expériences locales à travers le monde.

Réparons Bagnolet ensemble pour que nous vivions mieux, où que nous habitions dans la ville. Et pour que nous participions à ce grand effort de l’humanité : se sauver.

Il est temps, car nous n’avons plus le choix.

Edouard Denouel

Photo: extrait de La Bergerie des Malassis de Benoit Cassegrain et Hélène Legay

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