Mars 2020 c’est demain

Mars 2020 c’est demain

Dans un an se tiendront les élections municipales à Bagnolet. C’est déjà demain.

Au cours des dernières semaines, deux événements marquants se sont produits dans notre ville. La Chambre régionale des comptes a rendu un rapport très sévère sur la gestion municipale de 2012 à 2017. Et la majorité PS/Dynamique Citoyenne a voté le dernier budget de sa mandature.

Le constat est sans appel :

  • La situation financière de la ville est plus qu’alarmante. La gestion du maire actuel est condamnée ;
  • Les choix opérés par la majorité dans le dernier budget montrent qu’il n’y a ni cap ni ambition pour répondre à l’urgence ;

Depuis cinq ans nous assistons à une pièce de théâtre un peu désolante et parfaitement stérile où la majorité PS actuelle renvoie tous ses problèmes à la majorité PC précédente. La Chambre régionale des comptes vient de l’écrire : c’est faux. Le PS et Dynamique Citoyenne sont responsables de mauvaise gestion et d’irrégularités.

Dans le même temps, les dirigeants du parti communiste tentent de nous faire oublier qu’ils sont solidaires des décisions prises dans la précédente mandature ! Or la chambre régionale des comptes condamne également les choix opérés par le PC, notamment de 2012 à 2014.

Au final, ce ping-pong PS/PC ne sert personne, et surtout pas les Bagnoletais, et surtout pas la vérité.

En effet, la vérité est que la situation est très sérieuse mais qu’il existe un chemin. Un chemin qui commence par l’apaisement. Car une fois établies les responsabilités, il est temps de tourner la page et de se projeter. 

Notre ville ne sortira pas de la panade par une incessante guerre des reproches des uns contre les autres.

Alors que faire ?

Ce qui manque aujourd’hui cruellement c’est un cap pour la ville, une ambition, une dynamique, des idées et surtout des pratiques nouvelles. Comme si en 2014 Bagnolet était passé de l’hystérie à l’apathie.

Or les Bagnoletais ont besoin d’une ambition claire reposant sur trois axes :

  • La probité, la transparence et l’exemplarité, pour que les élus soient au service de tous, et non pas de certains ;
  • Le cadre de vie et l’écologie populaire comme boussole, pour que notre ville ne rime plus qu’avec saleté, béton et pollution dont nous souffrons tou.te.s, où que nous vivions ;
  • La solidarité, la justice et l’égalité, pour que Bagnolet, ville de gauche qui a été façonnée par des réussites du communisme municipal, ne soit pas vendue à la découpe par les relais locaux du libéralisme macronien.

C’est possible, mais il ne faut pas mentir : la situation est très sérieuse. La dette a explosé et les élus actuels, après l’avoir aggravée, ne savent désormais plus comment y faire face. En réaction les amis de Macron veulent taper plus fort sur toutes les solidarités locales et les services publics locaux. C’est leur seule projet : opérer une purge.

Nous, nous devons proposer un autre cap.

La résistance devra se faire pied à pied. Elle devra se faire avec des élu.e.s non pas motivé.e.s par une revanche sur l’équipe précédente mais animé.e.s par le souhait de servir leur ville sans se servir.

Semons ensemble les graines d’une régénérescence de la gauche et de ses valeurs dans notre ville. Aujourd’hui de nouvelles forces politiques se lèvent et permettent cette ambition. Osons une rupture avec les vieilles pratiques et les combats anciens qui empêchent le développement que Bagnolet mérite. 

Il y a tant de talents, tant de projets, tant de solidarités, tant de bonnes volontés et d’élans altruistes à nourrir que nous pouvons y parvenir. Par une politique résolument sociale et écologique. En refusant la casse du macronisme. Nous le pouvons, mais nous avons un long chemin devant nous.

Il est temps, car c’est déjà demain.

Edouard Denouel

Photo: extrait de Mercuriales de Virgil Vernier

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